Simulateur d’épargne

Simulateur d’intérêts composés

Les intérêts composés tiennent en une phrase : les gains d’une année produisent à leur tour des gains l’année suivante. Sur cinq ans, l’effet se remarque à peine. Sur trente, il devient l’essentiel du résultat — au point que la part verte du graphique ci-dessous finit par dépasser tout ce que vous aurez versé de votre poche.

Enveloppe

Flat tax de 31,4 % sur la plus-value à la sortie. Aucun plafond, aucune durée de détention minimale.

Capital de départ
Versement mensuel
Revalorisation du versement
%
Rendement annuel espéré
%
Durée du placement
ans
Frais annuels
%
Inflation
%
Ce qu’il vous reste après 30 ans234 435 €

soit129 425 €en euros d’aujourd’hui

Versements102 363 €
Plus-value192 525 €
Frais15 448 €
Impôt à la sortie60 453 €

Vous repassez au-dessus de vos versements dès l’année 1.

  • Versements102 363 €
  • Plus-value192 525 €

Détail année par année

Cette simulation est un outil de comparaison, pas un conseil. Elle suppose un rendement régulier chaque année, ce qu’aucun placement ne fait vraiment, et un retrait unique de la totalité à l’échéance.

Intérêts composés : frais, inflation et fiscalité

Réglez votre capital de départ, votre versement mensuel et le rendement que vous anticipez. Le calcul avance mois par mois et n’affiche qu’un instantané de fin d’année. Tout est recalculé instantanément, et l’adresse de la page suit vos réglages : il suffit de la copier pour retrouver ou partager exactement cette simulation.

Le piège le plus courant consiste à retenir le rendement et à oublier les frais. Ils se prélèvent sur la totalité de votre encours, pas seulement sur vos gains, et ils grossissent donc en même temps que votre épargne. Entre un contrat à 0,5 % de frais annuels et un autre à 2 %, l’écart paraît minuscule la première année ; sur trente ans, il représente couramment le quart du capital final. Baissez le curseur des frais et regardez le chiffre du haut : c’est souvent le réglage le plus rentable de la page.

L’inflation ne change rien au montant que vous obtiendrez, mais elle change tout à ce que vous pourrez en faire. La ligne « en euros d’aujourd’hui », sous le chiffre principal, ramène le résultat à votre pouvoir d’achat actuel. À 2 % par an, 100 000 € dans trente ans vaudront environ 55 000 € d’aujourd’hui. C’est le seul chiffre comparable à ce que vous gagnez et dépensez maintenant, et c’est celui qu’il faut regarder pour juger si l’effort en vaut la peine.

Reste la fiscalité, qui n’intervient qu’à la sortie. Le compte-titres est retenu par défaut sur cette page parce qu’il n’impose aucune contrainte : ni plafond, ni durée minimale. En contrepartie, sa plus-value subit la flat tax de 31,4 %. Basculez sur le PEA ou l’assurance-vie pour voir ce que change une enveloppe plus clémente à durée et rendement identiques.

Une précision qui vaut pour toute cette page : le modèle applique le même rendement chaque année. Aucun placement ne se comporte ainsi. Un marché qui gagne 7 % par an en moyenne le fait en alternant des années à +25 % et des années à −18 %, et l’ordre dans lequel ces années se présentent modifie le résultat. Ce simulateur répond à « quelle est la trajectoire moyenne ? », jamais à « que vaudra mon épargne en mars 2041 ? ».

Questions fréquentes

Quelle est la formule des intérêts composés ?
Pour un capital unique, la valeur finale vaut le capital multiplié par (1 + rendement) puissance le nombre d’années. Avec des versements réguliers, il faut y ajouter la somme de chaque versement capitalisé sur sa propre durée. Ce simulateur ne se contente pas de la formule : il avance mois par mois, prélève les frais sur l’encours à chaque pas et applique la fiscalité de sortie à la fin.
Quel rendement annuel faut-il retenir ?
Il n’existe pas de bonne réponse universelle. À titre de repère historique, un indice d’actions mondiales a rapporté de l’ordre de 8 à 9 % par an, dividendes réinvestis, depuis les années 1970 — avant frais et avant impôt. Retenir 7 % revient déjà à se ménager une marge. Un fonds en euros d’assurance-vie joue dans une autre catégorie : 2,6 % servis en moyenne en 2025. Retenez une hypothèse prudente, puis vérifiez ce que devient votre résultat si vous la baissez de deux points.
Les intérêts sont-ils calculés chaque mois ou chaque année ?
Chaque mois. Le taux mensuel employé est géométrique : douze mois composés redonnent exactement le taux annuel que vous avez saisi. Un rendement de 6 % vaut donc bien 6 % sur l’année, et non 6,17 % comme le donnerait une division naïve par douze.
Faut-il mieux placer une grosse somme d’un coup ou verser tous les mois ?
À rendement moyen positif, placer d’un seul coup l’emporte en moyenne, parce que l’argent travaille plus longtemps. Le versement régulier a d’autres mérites : il lisse le prix d’entrée, il correspond à la façon dont la plupart des gens perçoivent leurs revenus, et il évite d’avoir à choisir un moment d’entrée. Comparez les deux en mettant tout en capital de départ, puis tout en versement mensuel.
Pourquoi mon résultat diffère-t-il de celui de ma banque ?
Le plus souvent parce que les hypothèses ne sont pas les mêmes : frais d’entrée sur les versements, frais du fonds sous-jacent en plus des frais du contrat, ou rendement affiché brut alors que vous le comparez à un net. Vérifiez aussi la date de prise en compte des versements : ici, le versement du mois est encaissé en fin de mois et ne subit pas de frais le mois de son arrivée.

Qui écrit ces pages

Rédigé par Damien Yvert, qui édite ce site à titre personnel et non professionnel. Les règles fiscales et les taux employés sur cette page ont été confrontés aux textes en vigueur le 12 septembre 2026. Ils évoluent, et une erreur reste possible : signalez-la par l’adresse des mentions légales, elle sera corrigée.