Simulateur d’épargne

Simulateur d’assurance-vie

L’assurance-vie demande plus de patience que le PEA — huit ans au lieu de cinq — mais elle n’impose aucun plafond de versement et laisse sortir chaque année 4 600 € de gains sans impôt sur le revenu. C’est l’enveloppe des projets longs dont on ignore encore la date exacte, et celle qui concentre le plus gros encours d’épargne en France — le Livret A, lui, reste le plus répandu en nombre de détenteurs.

Enveloppe

Assurance-vie

Avant 8 ans : flat tax de 30 %. À partir de 8 ans : 17,2 % de prélèvements sociaux, plus 7,5 % d’IR sur les gains dépassant 4 600 € d’abattement annuel.

Capital de départ
Versement mensuel
Revalorisation du versement
%
Rendement annuel espéré
%
Durée du placement
ans
Frais annuels
%
Inflation
%
Ce qu’il vous reste après 15 ans95 635 €

soit71 058 €en euros d’aujourd’hui

Versements72 256 €
Plus-value30 589 €
Frais6 040 €
Impôt à la sortie7 210 €

Vous repassez au-dessus de vos versements dès l’année 1.

  • Versements72 256 €
  • Plus-value30 589 €

Détail année par année

Cette simulation est un outil de comparaison, pas un conseil. Elle suppose un rendement régulier chaque année, ce qu’aucun placement ne fait vraiment, et un retrait unique de la totalité à l’échéance.

Fiscalité après 8 ans, abattement et frais de l’assurance-vie

Faites glisser la durée de part et d’autre de la huitième année. Avant, la plus-value subit la flat tax de 30 %. Après, elle ne supporte plus que 17,2 % de prélèvements sociaux — un taux que la hausse de 2026 a épargné — plus 7,5 % d’impôt sur la seule fraction des gains qui dépasse l’abattement. Sur de petits retraits, cet abattement suffit souvent à annuler complètement l’impôt sur le revenu.

L’abattement mérite une précision, parce qu’il est régulièrement mal compris. Il porte sur les gains retirés dans l’année, jamais sur le montant du retrait, et jamais sur les prélèvements sociaux — ceux-ci restent dus sur la totalité de la plus-value. Il est de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune ; le simulateur retient le premier cas. Il se renouvelle chaque année civile, ce qui récompense les retraits étalés plutôt que la sortie en une seule fois.

Ce simulateur modélise justement une sortie unique et totale à l’échéance, le scénario le plus défavorable au regard de l’abattement. Dans la vraie vie, on retire souvent par tranches sur plusieurs années, et l’impôt réel s’en trouve réduit. Considérez donc le chiffre affiché comme un plancher : votre situation sera au moins aussi bonne, rarement moins.

Les frais méritent ici une attention particulière, parce qu’ils se superposent. Le contrat prélève des frais de gestion annuels, les unités de compte prélèvent les leurs, et certains distributeurs ajoutent des frais sur chaque versement. Le curseur ci-dessus ne connaît qu’un seul chiffre : additionnez-les avant de le régler. Entre un contrat en ligne à 0,5 % et un contrat bancaire à 2 % tous frais confondus, quinze ans suffisent à creuser un écart à cinq chiffres.

Un dernier point qui ne figure pas dans le calcul et qui pèse pourtant dans beaucoup de décisions : la transmission. Les sommes versées avant vos soixante-dix ans se transmettent, à votre décès, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, hors succession. Aucun autre placement grand public n’offre l’équivalent. Ce simulateur ne mesure que la performance ; cet aspect-là se discute avec un notaire.

Questions fréquentes

Quelle est la fiscalité de l’assurance-vie après 8 ans ?
Les gains supportent 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité, auxquels s’ajoutent 7,5 % d’impôt sur le revenu, mais uniquement sur la part qui dépasse l’abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule. Ce taux réduit vaut pour les gains adossés aux 150 000 premiers euros de versements ; au-delà, la fraction excédentaire reste imposée à 12,8 %, ce que le simulateur ne modélise pas. Avant huit ans, la plus-value est imposée à 30 %.
L’abattement de 4 600 € porte-t-il sur le retrait ou sur les gains ?
Sur les seuls gains compris dans le retrait, et sur leur seule imposition à l’impôt sur le revenu. Retirer 20 000 € dont 3 000 € de plus-value après huit ans ne déclenche aucun impôt sur le revenu, puisque 3 000 € reste sous l’abattement ; les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus sur ces 3 000 €.
Mon argent est-il bloqué pendant 8 ans ?
Non, jamais. Une assurance-vie reste disponible à tout moment, y compris le lendemain de son ouverture. Les huit ans ne conditionnent que le régime fiscal favorable : retirer avant coûte simplement plus cher en impôt, sans aucun blocage ni pénalité contractuelle.
Fonds en euros ou unités de compte ?
Le fonds en euros garantit le capital et rapporte de l’ordre de 2 à 3 % par an ; les unités de compte n’offrent aucune garantie mais donnent accès aux marchés actions et à leur rendement potentiel. Le choix se règle ici par le curseur de rendement : essayez 2,5 % puis 6 %, et jugez l’écart au regard du risque que vous acceptez.
Faut-il ouvrir plusieurs contrats d’assurance-vie ?
Rien ne l’interdit, et cela présente deux intérêts : prendre date sur plusieurs contrats pour faire courir l’ancienneté en parallèle, et répartir le risque entre assureurs. L’abattement annuel, lui, s’apprécie au niveau du foyer fiscal et non par contrat : le multiplier n’augmente pas votre exonération.

Qui écrit ces pages

Rédigé par Damien Yvert, qui édite ce site à titre personnel et non professionnel. Les règles fiscales et les taux employés sur cette page ont été confrontés aux textes en vigueur le 12 septembre 2026. Ils évoluent, et une erreur reste possible : signalez-la par l’adresse des mentions légales, elle sera corrigée.