Simulateur DCA — investissement programmé
Le DCA, pour dollar cost averaging, désigne l’investissement d’une somme fixe à intervalle régulier, quoi que fassent les marchés. C’est la méthode la moins spectaculaire qui soit, et c’est précisément sa qualité : elle ne demande aucune prévision, aucun arbitrage, et elle survit très bien à l’inattention.
Avant 5 ans : flat tax de 31,4 %. À partir de 5 ans : prélèvements sociaux de 18,6 % seulement.
soit112 482 €en euros d’aujourd’hui
Vous repassez au-dessus de vos versements dès l’année 1.
- Versements96 733 €
- Plus-value86 497 €
Détail année par année
Cette simulation est un outil de comparaison, pas un conseil. Elle suppose un rendement régulier chaque année, ce qu’aucun placement ne fait vraiment, et un retrait unique de la totalité à l’échéance.
Le DCA en pratique : fréquence, frais et choix du support
Le capital de départ est réglé à zéro pour isoler le mécanisme : tout ce que vous verrez dans la partie verte du graphique vient des versements mensuels et de leur capitalisation. Le curseur de revalorisation mérite un détour — il augmente votre versement chaque année, comme le ferait une progression de salaire, et son effet sur vingt ans surprend souvent.
L’intérêt principal du DCA n’est pas mathématique, il est comportemental. Investir une somme fixe automatiquement supprime la question qui fait le plus de dégâts : « est-ce le bon moment ? ». Personne ne sait y répondre, et ceux qui essaient finissent le plus souvent par acheter après les hausses et vendre après les baisses. Un virement programmé le 5 de chaque mois ne se pose jamais la question.
Il faut toutefois être honnête sur un point : à rendement moyen positif, placer une somme d’un seul coup l’emporte statistiquement sur son étalement, tout simplement parce que l’argent travaille plus longtemps. Le DCA n’est pas une optimisation du rendement, c’est une assurance contre le mauvais timing et contre soi-même. Si vous avez déjà la somme et que la volatilité ne vous empêche pas de dormir, l’investir immédiatement reste en moyenne le meilleur choix.
Cela dit, la question se pose rarement ainsi. La plupart des gens n’ont pas un capital à placer, ils ont un revenu mensuel dont une partie peut être épargnée. Le DCA n’est alors pas une stratégie choisie mais la forme naturelle de leur épargne — et la bonne question devient : quel montant, sur quelle enveloppe, avec quels frais.
Les frais méritent ici une vigilance particulière, parce que le versement régulier les multiplie. Des frais de courtage fixes sur chaque achat pèsent lourd quand on investit 150 € par mois, beaucoup moins quand on investit 600 €. Beaucoup de courtiers proposent des plans d’investissement programmé sans frais de passage d’ordre ; à défaut, espacer les versements — trimestriels plutôt que mensuels — réduit la ponction sans rien changer au principe.
Reste la question du support. Le DCA ne dit rien de ce que vous achetez : il décrit un rythme, pas une allocation. Sur un fonds diversifié à faibles frais, la méthode a fait ses preuves ; sur une ligne unique et volatile, elle ne fait qu’étaler le risque dans le temps sans le réduire. Le curseur de rendement ci-dessus ne connaît pas cette différence — c’est à vous de choisir une hypothèse cohérente avec ce que vous achetez réellement.
Questions fréquentes
- Le DCA rapporte-t-il plus qu’un investissement en une fois ?
- En moyenne, non. Les études sur longue période montrent qu’investir immédiatement bat l’étalement dans environ deux cas sur trois, parce que les marchés montent plus souvent qu’ils ne baissent. Le DCA réduit en revanche l’ampleur du regret dans le tiers de cas restant, et c’est souvent ce qui permet de tenir la position.
- À quelle fréquence faut-il investir ?
- Mensuellement dans la plupart des cas, parce que cela suit le rythme des revenus. La fréquence exacte a un effet négligeable sur le résultat ; ce qui compte, c’est la régularité et le montant. Si des frais fixes s’appliquent à chaque ordre, espacer les versements les réduit proportionnellement.
- Faut-il augmenter ses versements chaque année ?
- C’est l’un des leviers les plus efficaces de la page, et le plus négligé. Indexer votre versement sur votre progression de salaire maintient votre effort d’épargne constant en pourcentage du revenu. Réglez la revalorisation à 3 % et comparez avec 0 % : sur vingt ans, l’écart de capital final est considérable.
- Quelle enveloppe pour un investissement programmé ?
- Le PEA est retenu par défaut ici, parce qu’il convient bien à un horizon long et allège fortement la fiscalité après cinq ans. L’assurance-vie fait aussi bien si vous cherchez de la souplesse, au prix de frais généralement supérieurs. Basculez l’enveloppe dans les réglages pour comparer à hypothèses identiques.
- Que faire quand les marchés chutent ?
- Continuer, c’est tout l’intérêt de la méthode : une baisse fait acheter davantage de parts pour le même montant. La difficulté n’est jamais technique, elle est psychologique. Décider à l’avance, par écrit, que vous ne toucherez à rien, est la meilleure protection contre la décision que vous prendrez dans l’émotion du moment.
Qui écrit ces pages
Rédigé par Damien Yvert, qui édite ce site à titre personnel et non professionnel. Les règles fiscales et les taux employés sur cette page ont été confrontés aux textes en vigueur le 12 septembre 2026. Ils évoluent, et une erreur reste possible : signalez-la par l’adresse des mentions légales, elle sera corrigée.
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